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Bouguereau Adolphe-William | 1825-1905 | [ Retour | Photos ]
Les sources sur son état-civil
complet sont contradictoires : certaines
donnent William Adolphe Bouguereau,
d'autres indiquent Adolphe William
Bouguereau. La dénomination
d'usage est "William Bouguereau".
Élève de l’Académie
Julian à Paris, ses peintures
de genre, réalistes ou sur
des thèmes mythologiques étaient
exposées annuellement au Salon
de Paris pendant toute la durée
de sa carrière. Il remporta
le Premier Prix de Rome en 1850.
À un âge assez avancé,
Bouguereau a épousé,
en deuxièmes noces, une de
ses élèves, le peintre
Elizabeth Jane Gardner Bouguereau.
Le peintre a également usé
de son influence pour permettre l'accès
des femmes à beaucoup d'institutions
artistiques en France, y compris l'Académie
Française.
Un peintre de l'Utopie
Peintre de l'Idéal, ses tableaux
sur la mythographie grecque foisonnent
et renvoient aux thèmes déjà
repris par la Première Renaissance,
il a notamment abondamment traité
le thème allégorique.
Une accumulation de scènes
idylliques, champêtres et bucoliques
constituent son répertoire.
Certains tableaux naïfs illustrent
également la condition sociale
des classes paupérisées,
mais la patte du peintre enjolive
vraisemblablement le coup d'œil.
Le thème des liens familiaux
est également de prédilection
dans ce contexte.
Ces adjectifs pourraient valoir comme
périodes, encore qu'il mélangea
les inspirations au gré de
sa production.
Entre toutes ses peintures, l'exclusivité
quasi totale revient à l'image
de la femme, mais ceci n'a rien de
spécifique vis-à-vis
de ses pairs. Le thème religieux
monothéiste finit par arriver
lorsqu'il connut la vieillesse, tournant
le dos à une jeunesse enchantée
de faunes et de nymphes.
Postérité
Tombé dans l’oubli, sans
doute, pour partie, à cause
de son opposition au mouvement des
impressionnistes, son œuvre commence
à être redécouverte.
De son vivant, Bouguereau était
consideré comme un des plus
grands peintres du monde. Ses tableaux
étaient très recherchés
par les nouveaux riches américains
et anglais qui les achetaient à
des prix élevés, de
sorte que la plupart de ses meilleures
œuvres ont quitté la France.
Après 1920, Bouguereau a souffert
d'une énorme perte d'estime,
que d'aucuns estiment due à
une campagne de diffamation orchestrée
par le nouvel "establishment"
de critiques d'art, qui ne lui pardonnaient
pas sa farouche résistance
aux impressionnistes.
Cependant, ce sont probablement des
forces sociales plus profondes qui
furent à l'origine de ce changement
colossal de goût et de sensibilité.Pendant
des décennies, le nom du peintre
a même disparu des encyclopédies.
Depuis l'exposition de rétrospective
de ses œuvres organisée
au Petit Palais à Paris en
1984, la réputation de Bouguereau
s'est nettement rétablie et
beaucoup de personnes voient maintenant
en lui un des grands peintres français
du XIXe siècle.Aux États-Unis,
l "Art Renewal Center" promeut
sa réhabilitation. |