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Corot Camille | 1796-1875 | [ Retour | Photos ]
Né un 16 juillet à Paris, Corot était
le fils d'un « marchand de modes »
installé rue du Bac. Il abandonne
à vingt-six ans le commerce des draps
pour se consacrer entièrement à son
art. Michallon lui donne les premières
leçons, puis il s'inscrit chez Bertin.
En 1825, il est, avec d'Aligny et
Bertin, à Rome, où il visite les grands
monuments : le Colisée, le Forum dont
il rend finement l'atmosphère bleutée,
avec des pointillements lumineux mordant
la pierre. Il remonte la vallée du
Tibre, de la Nera. il parcourt les
monts Albains, s'arrête au Pont de
Narni, clair tableau annonçant Cézanne,
où la lumière se décompose à travers
les arches brisées des ponts, à l'Ile
San Bartolomeo. Il traite, sans passion,
quelques sujets mythologiques : Agar
dans le désert, le Silène, Démocrite
et les Abdéritains.
A son retour, en 1828, il multiplie
les voyages ; il visite la Cathédrale
de Chartres, dont la pierre blanche
réagit si bien au soleil, le Port
de Honfleur, Rouen, Soissons et, non
loin de la rue qui l'a vu naître,
Notre-Dame de Paris et le quai des
Orfèvres. Au cours d'un deuxième voyage
(1834), il s'arrête à Volterra, ancienne
citadelle étrusque, et revient par
Avignon. La troisième fois (1843),
il visite les Jardins de la villa
d'Este à Tivoli, revient par La Rochelle.
Vers 1845. il reçoit des encouragements
officiels et une commande de la Ville
de Paris : le Baptéme du Christ, pour
Saint Nicolas-du-Chardonnet.
Après 1850, Corot estime moins nécessaire
de situer précisément ses ceuvres
; il retient surtout une impression
générale et titre souvent : Matinée,
Crépuscule, le Soir, Effet du matin.
A l'Exposition universelle de 1855,
il présente six toiles et obtient
une médaille de première classe. La
vogue dont il est l'objet l'amène
parfois à répéter un même sujet dans
un but commercial. Mais ses dernières
toiles sont des chefs-d'oeuvre : le
Pont de Mantes (1868-1870), le Beffroi
de Douai (1871), les Tanneries de
Mantes (1874), la Cathédrale de Sens.
Les figures de Corot constituent une
part trop oubliée mais excellente
de sa production.
Les Italiennes aux vêtements multicolores
de la place d'Espagne, ses familiers,
ses amis lui ont servi tour à tour
de modèles : Femme à la perle (1868-1870),
jeune Fille à sa toilette, Gitane
à la mandoline, le Moine au violoncelle
(1874), Femme en bleu ont été copiés
de multiples fois par les générations
suivantes. Dans sa période «lyrique»,
il a peint quelques divinités et nudités
sylvestres : la Nymphe couchée, la
Danse des Nymphes. Corot meurt un
22 février à Paris, faubourg Poissonnière.
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| Corot Camille |
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| Orphée ramenant Eurydice des Enfers |
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| Vue de Geona de la promenade d'Acqua Sola |
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