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Velazquez Diego | 1599-1660 | [ Retour | Photos ]
Peintre espagnol (1599-1660), un des plus grands portraitistes et virtuoses de la peinture. Un sondage mené en 1985 auprès d'artistes et de critiques couronnant les Ménines comme le plus grand tableau jamais peint, confirmait le jugement de Luca Giordano (1634-1705) qui y voyait la «Théologie de la peinture» car autant «la théologie est supérieure à toutes les autres branches de la connaissance, autant il s'agit de l'exemple le plus parfait qu'il soit de l'art de peindre.»
L'art de Velazquez
«Entre toutes, la manière de Velazquez
est personnelle. On a beaucoup parlé
à ce propos de ses procédés, "de ces
mystérieuses conjurations" dont, suivant
Burger, il aurait gardé le secret.
Sauf celui de son génie, nous ne croyons
pas, au contraire, qu'il y ait aucun
secret chez ce maître que recommandent
surtout le naturel, la simplicité,
l'absence totale de conventions. Sa
façon même d'aborder l'exécution de
son œuvre n'appartient qu'à lui.
Quel autre oserait, comme il le fait,
jeter sa composition sur la toile,
le plus souvent sans études, sans
esquisses préalables? Évidemment,
il y a bien réfléchi; il sait, il
voit clairement ce qu'il veut. Mais
quelle concentration d'efforts; quelle
sûreté exige un travail mené ainsi
d'ensemble, avec toutes les difficultés
réunies du dessin; de l'effet, de
la couleur! quelle force de volonté
en face de la nature, à laquelle il
ne cesse jamais de recourir, pour
l'interpréter suivant son idée, pour
subordonner cette interprétation aux
convenances du sujet qu'il traite
et au résultat final qu'il s'est assigné!
Ce n'est pas nous l'avons vu, qu'il
se refuse jamais à améliorer cette
œuvre au cours de l'exécution les
nombreux repentirs que nous avons
déjà signalés dans ses tableaux le
prouvent suffisamment. Mais la nécessité
où il est de se presser l'oblige à
employer de son mieux les courts instants
qui lui sont accordés par ses modèles.
Il s'applique donc de toutes les
forces de son être à son travail,
et par l'énergie de cet effort initial,
il se place, comme d'emblée, au cœur
même de son oeuvre. Jusqu'à son entier
achèvement, il lui communique cette
chaleur; ce souffle de vie qu'imprime
aux grandes créations humaines l'impression
toujours agissante d'un esprit supérieur.»
ÉMILE MICHEL, «Diego Velazquez»,
Revue des Deux Mondes, Paris, 1894
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| Velazquez Diego |
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| Les Ménines |
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| L'élégante vénus au miroir |
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